Medjor

DEVOIR de MÉMOIRE

Bon, il y a plein de destruction à Gaza, mais à part des immeubles et des baraquements, il n’y avait pas grand-chose d’autres. Et, quand même Israël est l’armée la plus morale du monde. Ils préviennent avant de bombarder et ne touchent pas au Patrimoine.

Loin de là, l’armée israélienne a montré une attention toute destructrice vis-à-vis du Patrimoine plurimillénaire. Fadel El Otol est un archéologue responsable dans le programme INTIQAL (programme de préservation du patrimoine archéologique) de la restauration et de l’entretien des sites archéologiques. Il dirige une équipe de cinquante et un archéologues (6 à Gaza Nord, et 45 dans le sud). Les subventions internationales leur permettent de recevoir des salaires malgré les destructions actuelles, humaines et structures). Et pour cause, il s’agit du patrimoine universel notamment les vestiges romains, les églises et les mosquées. Les lieux de prière anciens et récents ont totalement ou partiellement détruits. Les vestiges romains faisaient déjà l’objet de fouilles et restauration. Par suite du passage des tracteurs monstres, les D9-Catrepillar, leur défonce des cimetières et autres travaux de terrassements, la tâche des archéologues est encore plus difficile. Fadel estime à plus de 16 millions de dollars, le budget nécessaire pour retrouver et restaurer un minimum de vestiges anciens. Un colloque tenu en septembre 2024, rappelle ci-dessous l’historique et l’impact des destructions par l’armée israélienne du Patrimoine à Gaza. « Conçue comme un passage vers l’Égypte il y a 3 000 ans avant J.-C., Gaza est souvent considérée comme un carrefour des civilisations. Cette bande de terre longue de 40 km possède en effet un héritage archéologique et historique unique : Gaza abrite les vestiges de l’une des plus anciennes villes du Proche-Orient, une capitale cananéenne de l’époque hyksos (vers 1 600 av. J.-C.), un centre de la pentapole philistine, une garnison égyptienne ramesside avec son cimetière de mercenaires (1 200 av. J.-C.), un port phénicien, l’un des plus grands monastères byzantins de la région Umm el-‘Amr-Nuseirat (monastère d’Hilarion), ainsi qu’une vieille ville mamelouke et ottomane (XIIIe-XIXe siècles). Si plusieurs facteurs, notamment liés aux turpitudes de la politique palestinienne, ont pu peser sur la préservation de ce patrimoine extraordinaire, les agressions militaires israéliennes répétées contre Gaza depuis 2008-2009 ont causé des dommages parfois irréversibles. Après le 7 octobre, les bombardements délibérés contre le patrimoine ont de nouveau posé avec acuité la question du génocide culturel, que l’Afrique du Sud a inclus dans son dossier auprès de la Cour internationale de Justice. À partir d’images satellitaires, l’UNESCO a recensé des destructions sur une centaine de sites, dont le palais al-Bacha, le musée sur l’ancienne cité grecque d’Anthedon, la mosquée al-Omari et l’église de Jabaliya el-Mukheitim, qui, avec le monastère de Saint Hilarion, représentent les principaux vestiges de la bande de Gaza datant de l’époque byzantine. Des vidéos montrant des soldats dans l’entrepôt de l’École biblique et archéologique française (Ebaf) ont également confirmé des pratiques de pillage en cours depuis des décennies, nombre d’objets venus des Territoires Palestiniens Occupés ayant depuis longtemps été localisés dans plusieurs musées en Israël. À l’instar des hôpitaux et des écoles, Israël mobilise l’argument de terrorisme pour justifier ses attaques contre ces sites, présentés comme des caches d’armes du Hamas. Ces destructions et pillages s’inscrivent pourtant bien dans des pratiques d’effacement des Palestiniens et de leur histoire, en cours depuis 1948. On sait en effet à quel point l’élimination physique des Palestiniens s’est accompagnée d’une dépossession matérielle et d’un remodelage du paysage afin d’éliminer tout ce qui, dans l’espace, exprimait la relation palestinienne à la terre. Le patrimoine et la culture sont donc loin d’être déconnectés de la vie sociale du groupe ; ils sont, pour reprendre les mots de René Elter, « des éléments forts de la structuration des individus et de leur épanouissement ; des lieux d’appropriation, d’histoire, de culture, de tolérance et de transmission ». Ces tables rondes se proposent donc, grâce aux travaux et témoignages des plus éminents chercheurs et spécialistes du patrimoine de Gaza, de rappeler la richesse et la diversité de cet héritage culturel, en soulignant l’importance de préserver 5 000 ans d’histoire et de mémoire. » Le site « Gaza, inventaire d’un patrimoine bombardé » maintient à jour : Une liste en cours des sites partiellement ou totalement détruits (à partir de plusieurs sources, notamment les listes fournies par l’UNESCO). Des fiches relatives à chaque site touché (description, histoire, état actuel du site, références tirées de la bibliographie scientifique, sources iconographiques. Une carte réalisée au sein du laboratoire géographie-cités localisant avec une grande précision les sites répertoriés.   Pour consulter l’état des lieux, faire part de vos demandes voire vos aides voir directement sur https://gazahistoire.hypotheses.org/

Tu veux faire payer l’Occident, qui des pays arabes ? D’ailleurs pourquoi ils ne prennent pas les Palestiniens chez eux ?

Tu pourrais retourner la question : pourquoi ne pas intégrer les juifs dans leurs pays d’origine, tant en Europe, qu’ailleurs dans le monde y compris dans les pays arabes Comment peut-on affirmer en même temps que 1947, c’est déjà trop loin pour revendiquer un droit de retour, mais que 2000 ans, ce n’est pas trop long ? Depuis 1948, les « arabes » en train de sortir de leur propre colonisation ont failli à leur solidarité de voisinage, la Palestine en train de se faire coloniser par l‘émigration massive et rapide des juifs fuyant le racisme anti-juif européen. Aujourd’hui, économiquement affaiblis sauf ceux du Golfe, ils sont plus soumis que jamais à leur propre sort et aux puissants de ce monde. Culturellement fatalistes…ils en appellent au bouc-émissaire de service. Ils confient à Dieu leur propre destin et celui plus tragique des Palestiniens. Si un pays arabe voisin accueille les Palestiniens, ne serait-ce pas une complicité de spoliation, de colonialisme, de racisme ? Être complice d’arracher un peuple de sa terre, n’est-il pas aux confins de l’Humanité ?

OK il va falloir reconstruire. As-tu une idée des coûts ? Comment ça va se faire ? Qui va payer ?

L’histoire de la spoliation dure depuis soixante-dix ans. Pour la traiter, regardons les trois segmentations ci-dessous. La spoliation massive datant de 1948. Une paix équitable et durable passe par la restitution, ou la réparation immobilière, mobilière et financière des destructions des biens des 100 000 familles concernées par les expulsions depuis 1948.  Les experts israéliens Eitan Bronstein Aparicio et Eléonore Merza Bronstein ont réalisé l’inventaire pour la phase massive d’expulsion de 1948[1]. Estimation : un million de dollars par famille, ou une indemnisation comportant une maison, un terrain de 500m², la scolarité gratuite pour les jeunes de moins de dix-huit ans et une formation professionnelle d’un an minimum par adulte. Chaque prisonnier palestinien sans exaction de fait commun avérée recevra une somme de 10 000 $ et 300 $ par jour d’emprisonnement. La spoliation depuis 2000 par suite de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est La restitution ou l’indemnisation concernant la Cisjordanie et Jérusalem-Est pourrait s’articuler de telle sorte que chaque famille israélienne illégalement installée en Cisjordanie finance une maison et un terrain pour une famille palestinienne spoliée, ou verse un forfait de 30 000 $ par famille. Chaque colon arracheur d’olivier replantera un olivier du même âge, et indemnisera le paysan Palestinien concerné par un hectare arable par arbre. Chaque colon voleur de bétail rendra le bétail volé et indemnisera d’un hectare pour dix têtes volées. Ces mêmes colons procéderont ou financeront la démolition des murs de séparation et autres check points militaires installés pour faciliter leur expansion illégale.  La spoliation destructrice et à répétition (2002-2009-2014-2024) à Gaza Concernant les Palestiniens de Gaza, chaque survivant d’une famille victime du nettoyage ethnique touchera une indemnité de 15 000 $ de soin, de reconstruction personnelle et bénéficiera d’une formation professionnelle en vue d’un job pré-identifié. La reconstruction concerne 20 000 immeubles, 200 écoles, cinq universités, deux centres de recherches (eaux côtières, énergie),120 lieux de prière et cimetières, 50 édifices publics, cinq stations de désalinisation d’eau de mer, trois stations d’assainissement et réseau d’eau potable, deux centrales électriques, , les édifices historiques du Patrimoine, un port en eau profonde, pour cargo et tanker de 80 – 100 000 tonnes, et équipé d’un double brise-lame, une zone de production d’industrie d’équipement et de logistique associée au port, un aéroport pour lignes internationales, tour de contrôle, une station principale de chemin de fer vers le Sinaï, vers Jérusalem et Amman, vers Beyrouth-Damas, un réseau de routes et autoroutes suivant les directions ci-dessus. D’après les estimations de l’ONU communiquées en mai 2024, la reconstruction de Gaza coûterait entre 30-40 milliards de dollars. Elle pourrait se faire avec les fonds libérés des « obligations militaires » américaines rendues caduques par une paix authentique, équitable et durable. Pour amener la Paix et fiabiliser cette nouvelle entité en cours de constitution, la contribution de la France serait d’en prendre une part, financière et technique, et d’impliquer les pays francophones, l’UE et les USA. [1] Réf sur https://diversite-performance.com/wp-content/uploads/2024/05/Eitan-Bronstein-Aparaccio_Resume-des-massacres-sionistes-en-1948-et-avant.mp4

Je ne comprends pas pourquoi on a laissé ces islamistes, ces terroristes prendre le pouvoir. N’y avait-il pas d’autres solutions ? Il faut maintenant qu’Israël comme d’habitude fasse le sale boulot pour nous en débarrasser.

Les islamistes c’est une histoire toute récente. Création du Hamas Le « terrorisme » palestinien a démarré le Le Fatah commence ses actions armées contre l’Etat hébreu le 1er janvier 1965, qui devient la date officielle du début de la révolution palestinienne. Intifada 1 Intifada 2 Plomb durci XXL Prison à ciel ouvert Insurrection Concernant le terrorisme dans la région. Il y en a qui ne comprennent pas comme le monde a laissé un groupe colonialiste terroriste prendre le pouvoir en Palestine. Trois parmi les premiers ministres avaient été des chefs ou des membres des organisations terroristes Irgoun, Stern Palmach. C’est par la terreur meurtrière et des 43 massacres documentés (Deir Yassin, Kafr Qassem, Tantoura, etc.) qu’ils ont réussi à faire fuir 800 000 Palestiniens les Israéliens   Marek Edelman, un des chefs du Ghetto de Varsovie qui a refusé d’aller vivre en Israël a dit de ces terroristes : « Chez moi, il n’y a de place ni pour un peuple élu, ni pour une terre promise. (…) Quand on a voulu vivre au milieu de millions d’Arabes, on doit se mêler à eux, et laisser l’assimilation et le métissage faire leur œuvre. » Ces mêmes terroristes viennent de s’emparer des sources des eaux du Jourdain et ceux du Litanie. Ces terroristes ont aussi le talent du vol et de l’usurpation. Ils ont fait ce choix. Ils auraient pu faire un autre choix. Mieux vaut tard que jamais, une Paix authentique, équitable et durable est possible. Pour ce faire il y a la Feuille de route MEDJOR. Dans l’immédiat, il y a à produite une scolarité digne pour les enfants meurtris de Gaza, et à rédiger une constitution respectable.

Alors, d’après toi dans une perspective de Paix, quels seraient les articles essentiels de la Constitution ?

A l’instar de la constitution française, celle du pays allant de la mer Méditerranée à la rivière du Jourdain serait le reflet de son identité, de ses valeurs et de sa gouvernance. ARTICLE 1. Etablir un pays laïc et démocratique où tous les citoyens vivent égaux en droit et devoir, sans discrimination de religion, d’ethnie, ou d’origine.   ARTICLE 2. La gouvernance du pays est celle d’un pays démocratique avec une présidence élue au suffrage universel, un gouvernement, une assemblée nationale élue au suffrage universel et une assemblée des « sages ». Ces hautes instances veilleront à la représentativité des populations en présence. Les modalités de même que le nom du pays, son drapeau et son hymne en seront définies par référendum.   ARTICLE 3. La capitale de ce pays est Jérusalem, ville réunifiée comme le reste du territoire débarrassé des murs et des check-points.   ARTICLE 4. Le territoire de ce pays couvre la région allant de la rivière du Jourdain à l’Est vers la mer Méditerranée à l’Ouest. Ce territoire englobe la région de Gaza, et la Cisjordanie. Les frontières Nord, Nord-Est, Sud et Sud-Est sont définis suivant l’article 4.   ARTICLE 5. Le territoire du pays est celui du regroupement des territoires prévus dans le plan de partage de 1947. Ses frontières avec les pays voisins seront conformes aux résolutions votées par le Conseil de Sécurité de l’ONU. Pour ce faire, les états concernés récupéreront les territoires illégalement annexés ou occupés, notamment la Syrie pour les hauteurs du Golan, le Liban pour les fermes de Shebaa, la Jordanie et l’Egypte pour les contentieux résiduels. Avec l’Egypte, lever l’ambiguïté pour Oumm Rashrash devenue Eilat.   ARTICLE 6. Accueillir et intégrer tous ceux qui souhaitent y vivre avec une priorité pour les autochtones chassés de chez eux depuis 1947 et leurs descendants qui le souhaitent, et les réfugiés au titre du « Droit au retour ».   ARTICLE 7. Tous les citoyens du monde sans distinction ont accès au territoire et aux lieux dits « saints » notamment à Jérusalem, Hébron, Bethléem, Nazareth.   ARTICLE 8. Abroger le commandement N°40 dicté par Ben Gourion le 25 novembre 1948 à l’encontre des populations palestiniennes non-juives et toutes les lois ethnocentriques ou apparentées à de la théocratie.   ARTICLE 9. Traiter avec les instances concernées les 70 condamnations d’Israël pour non-respect du Droit International. Appliquer le respect sur les 70 points litigieux.

Tu viens de sous-entendre qu’Israël ne respecte pas le Droit International. Quelles sont tes sources ? Quelles sont les infractions reconnues ? De quoi s’agit-il ?

Résolutions et condamnations de l’ONU à propos des exactions israéliennes   Date Résolution / Action Contenu de la Résolution / Description Nature de la Violation 17 avril 1948 Résolution 46 Appelle toutes les parties en Palestine à cesser d’importer des combattants et des armes, et à protéger les Lieux Saints. Poursuite des combats en Palestine, violences contre les civils. 29 mars 1955 Résolution 106 Condamne Israël pour le raid sur Gaza. Attaque militaire contre la bande de Gaza. 19 janvier 1956 Résolution 111 Condamne Israël pour son attaque contre la Syrie, faisant 56 morts. Raid meurtrier en Syrie, violation de la souveraineté syrienne. 22 janvier 1958 Résolution 127 Recommande qu’Israël suspende sa zone de « no man’s land » à Jérusalem. Expansion territoriale illégale à Jérusalem. 9 avril 1962 Résolution 171 Constate des violations flagrantes par Israël dans son attaque contre la Syrie. Nouvelle attaque militaire contre la Syrie. 25 novembre 1966 Résolution 228 Censure Israël pour son attaque contre la Cisjordanie, alors sous contrôle jordanien. Incursion militaire en Cisjordanie. 22 novembre 1967 Résolution 242 Appelle Israël à se retirer des territoires occupés lors de la guerre des Six Jours et à respecter les frontières internationales reconnues. Non-retour aux frontières de 1967, maintien des occupations. 20 novembre 1968 Résolution 267 Réitère l’appel à Israël de se retirer des territoires occupés, notamment Jérusalem, et de respecter les droits des Palestiniens. Violations des droits des Palestiniens, maintien des colonies. 6 mai 1970 Résolution 298 Appelle Israël à cesser de violer le droit international en expulsant les Arabes de Jérusalem-Est et en établissant des colonies. Expulsions forcées et colonisation illégale à Jérusalem-Est. 22 décembre 1971 Résolution 316 Exprime une condamnation de la politique israélienne consistant à créer des colonies illégales sur les territoires palestiniens. Expansion des colonies israéliennes dans les territoires occupés. 22 novembre 1973 Résolution 338 Exige la mise en œuvre de la Résolution 242 du Conseil de sécurité et demande la cessation des combats dans le conflit israélo-arabe. Non-application des termes de la Résolution 242 (retour aux frontières de 1967). 23 décembre 1975 Résolution 465 Appelle Israël à arrêter immédiatement l’expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie, à Gaza et à Jérusalem-Est. Expansion continue des colonies en territoires occupés. 19 avril 1976 Résolution 477 Condamne l’annexion de Jérusalem par Israël, la qualifiant de non valide et appelant au retrait immédiat de la ville de Jérusalem-Est. Annexion illégale de Jérusalem-Est par Israël. 6 octobre 1978 Résolution 497 Exprime l’invalidité de l’annexion du Golan syrien par Israël, et appelle à son retrait immédiat. Annexion illégale du Golan syrien. 11 novembre 1978 Résolution 605 Appelle Israël à respecter les droits des Palestiniens dans les territoires occupés, et à mettre fin à la déportation et à la répression. Violations des droits humains des Palestiniens dans les territoires occupés. 25 novembre 1980 Résolution 478 Condamne l’annexion de Jérusalem par Israël et demande à ses États membres de retirer leurs ambassades de la ville. Annexion illégale de Jérusalem par Israël. 22 mars 1982 Résolution 509 Condamne Israël pour son invasion du Liban et l’attaque de la ville de Beyrouth, et exige le retrait immédiat de ses troupes. Invasion militaire au Liban, attaques sur des civils et infrastructures. 18 janvier 1983 Résolution 512 Exige la fin des attaques israéliennes contre des cibles civiles au Liban. Attaques israéliennes sur des cibles civiles au Liban. 22 août 1983 Résolution 519 Appelle Israël à respecter l’accord de cessez-le-feu et à se retirer complètement du Liban. Non-respect du cessez-le-feu et maintien de forces au Liban. 17 décembre 1984 Résolution 573 Exige qu’Israël mette fin à ses attaques militaires contre des objectifs au Liban et retire ses troupes. Violations répétées du cessez-le-feu avec le Liban. 5 février 1990 Résolution 681 Condamne les actions israéliennes dans les territoires occupés, y compris les expulsions forcées de Palestiniens. Expulsions forcées et violations des droits humains en Cisjordanie et Gaza. 24 janvier 1992 Résolution 799 Appelle Israël à arrêter les expulsions forcées de Palestiniens, et à respecter les accords de Genève. Expulsions forcées et violations des droits des Palestiniens. 5 mars 1993 Résolution 818 Appelle Israël à mettre fin à ses attaques et à son occupation des territoires palestiniens. Violations de la résolution sur la fin des attaques et occupations. 23 décembre 1997 Résolution 1244 Appelle Israël à respecter les droits des Palestiniens et à cesser les attaques contre les civils. Attaques continues contre les Palestiniens, violation des droits humains. 9 décembre 2001 Résolution 1397 Exige qu’Israël cesse toutes les violations des droits des Palestiniens et mette fin aux expulsions. Violations répétées des droits des Palestiniens dans les territoires occupés. 30 juillet 2004 Résolution 1544 Condamne Israël pour l’attaque de Rafah et les destructions de maisons palestiniennes. Destruction de maisons et violations des droits des Palestiniens. 23 décembre 2016 Résolution 2334 Réitère l’appel à la fin de la colonisation israélienne dans les territoires occupés et exige le retrait d’Israël des territoires. Expansion continue des colonies israéliennes, occupation des territoires. 21 mars 2019 Résolution 2456 Exige qu’Israël cesse ses attaques militaires à Gaza et en Cisjordanie. Attaques militaires israéliennes à Gaza et en Cisjordanie. 4 juillet 2020 Résolution 2589 Demande à Israël de respecter les droits des Palestiniens, de mettre fin aux annexions et de respecter la résolution 2334. Maintien des colonies israéliennes, violations des droits humains. 23 octobre 2021 Résolution 2596 Exige qu’Israël mette fin aux violences à Jérusalem-Est et en Cisjordanie et cesse de faire des incursions militaires. Violences continues à Jérusalem et en Cisjordanie. 10 février 2023 Résolution 2698 Appelle Israël à stopper ses attaques à Jérusalem et à Gaza, et à respecter le droit international concernant les Palestiniens. Attaques israéliennes continues à Gaza et en Cisjordanie.  

Excuse-moi, mais je trouve que tu charges trop Israël. Là tu es antisémite !

En amont de cette accusation automatique, il y a l’amalgame qui forme un bloc [Juif & Israël]. Pourtant l’insurrection juive contre Israël, est mondiale et en Israël même. Ref les deux chroniques sur le blog Diversité & Performance : TIKKOUN : Cliquer ici https://diversite-performance.com/2024/11/01/gaza-tikkoun-une-lueur-despoir/   INSURRECTIONJUIVE HUMANISTE Cliquer ici https://diversite-performance.com/2024/11/14/gaza-linsurrection-juive-humaniste-en-action/ L’amalgame Juif = Israël, est un piège malfaisant. Il bloque le chemin vers la Paix. Pour le traiter, je relève les trois faits suivants : L’amalgame a toujours été voulu par les sionistes. Pour staffer, leur idéologie territoriale ils ont besoin du moteur de l’antisémitisme. Sans antisémitisme, pas de sionisme, pas d’Israël. Le juif est un citoyen partout dans le monde. Un juif n’est pas une idéologie. Un juif est un être vivant, doté et doué d’humanité. Israël est un état créé avec une idéologie à l’origine territoriale & raciste. Cet état évolue depuis 70 ans en colonialiste. Pour traiter son défi démographique, il a opté pour le nettoyage ethnique, et tout récemment pour un génocide. Voir d’autres éléments dans la première partie du Training : « Vérifiez vos connaissances », cliquer ici.

Toutes ces guerres, ces attentats, ces massacres, ça laisse des traces. Qu’est ce tu espères faire contre la propagande ? Qui le fera en Israël ?

La conciliation, la réconciliation, la pacification au sens de Paix et non d’élimination passent inévitablement par un devoir de mémoire. Des historiens, des professeurs d’histoire et d’instruction civique, des témoins de la colonisation s’expriment sur place en Israël malgré les menaces, dans des films-documentaire (Tantoura, Israelism, …), sur des médias éthiques dans le monde. Les ex généraux du Shin Beth (renseignement intérieur) comme Ami Ayalon et Yaakov Sharett, l’ancien ministre de la Défense Moshe Ayalon, le député Ofer Cassif, etc. témoignent au grand jour. Les historiens de la nouvelle génération, héritiers de la regrettée Taniya Reinhart, Ilan Pappé, Simha Flapan, Benny Morris, Shlomo Sand, Tom Segev, Avi Shlaïm dévoilent les exactions passées et le nettoyage ethnique en cours. Ils ont sauvegardé les archives militaires. Certains se sont réfugiés en France. Le couple israélien Bronstein a établi et publié la carte des centaines de localités détruites et des massacres de 1948 à l’encontre des Palestiniens. Documents et références disponibles, cliquer ici   Comment procéder ? Réviser le narratif, le corpus éducatif et les livres scolaires – Former des formateurs – Produire des conférences, des ateliers de réflexion sur la citoyenneté, etc. Pour l’avoir fait en 1945, puis à la fin de ses guerres coloniales, et à l’occasion de crises sociétales, la contribution de la France réside dans son histoire, son témoignage, son expérience et son expertise en la matière. A leur manière, dans d’autres contextes, des entités francophones portent une contribution potentiellement utile, notamment la Belgique, la Suisse, le Québec, la Côte d’ivoire, le Sénégal.

Il faut quand même qu’Israël se défende ! ils vont se faire bouffer par les Arabes, tu ne crois pas !?

Depuis sa création Israël en 1948, Israël est confronté à trois défis : La démographie, L’eau Les ressources énergétiques, Démographie. D’après les bureaux de statistiques Israélien et Palestinien les estimations actuelles sont : 7,35 millions d’Israéliens (sans les Palestiniens appelés « arabes israéliens ») 1,7 millions de Palestiniens en Israël (appelés « arabes israéliens ») 5,4 millions de Palestiniens en territoires occupées par Israël 0,45 à Jérusalem-Est 2,2 à Gaza 2,8 en Cisjordanie 6,4 millions de Palestiniens vivant dans les Pays Arabes, en majorité des réfugiés 0,76 millions de Palestiniens vivant dans d’autres pays (Europe, US, Amérique Latine) La « crainte démographique » est réelle du fait même d’un état juif fait pour les juifs. Que faire des autochtones, non-juifs ? Ben Gourion a réglé ce défi par le commandement N°40 qu’il a dicté le 22 novembre 1948. En résumé, c’est « Chassez – Expulsez – Tuez ». Décennie après décennie, Israël par sa nature « état juif » se condamne à la guerre démographique. EN 2024, elle se traduit par le génocide à Gaza, le nettoyage ethnique en Cisjordanie et l’étouffement de Jérusalem-Est. Pour les israéliens, ce « risque démographique » cessera dès lors que les juifs en Palestine, Se voient en êtres humains comme les autres, sans condescendance, ni mépris, ni parano, … Se considèrent citoyens de la région, et non pas enfermés dans un pays-ghetto, Se libèrent en déversant (pour ne pas dire envahissant) toute la région, et pas seulement la nouvelle entité, de leur savoir-faire, leur technologie, leur judaïsme humaniste, Facilitent les mariages mixtes, Donnent les mêmes droits à tous sans distinction, Transmettent leur savoir-faire professionnel aux autres L’abrogation du Commandement N°40 signerait la fin de la crainte démographique. Cela impliquerait le début du démantèlement du régime sioniste et de son idéologie : à l’origine territoriale, raciste, puis expansionniste, colonialiste, aujourd’hui génocidaire. Elle ouvrira ainsi la possibilité d’une nouvelle entité libérée de l’idéologie sioniste. Ressources énergétiques Réf les pages 187-190 du livre de AP Boulad « Palestine, fin du mécanisme du rejet. Chroniques d’un militant en vue d’un nouvel horizon », pour s’approprier les gisements gaziers au large de Gaza et ceux au large des côtes du Sud-Liban, Israël s’impose les menées guerrières actuelles. Eau. L’eau manque cruellement dans la région. Elle est disponible : A la frontière entre la Cisjordanie et la Jordanie, c’est la rivière du Jourdain. Réf les pages 180-183 du livre de AP Boulad « Palestine, fin du mécanisme du rejet. Chroniques d’un militant en vue d’un nouvel horizon », pour s’approprier cette eau, Israël s’impose de détourner l’eau puis d’occuper illégalement les rives ouest de ladite rivière. A 25km au nord de la frontière entre Israël et le Liban. Nous assistons aujourd’hui à la 3ème tentative de s’approprier, par fait accompli, le fleuve du Litani en territoire libanais. Ces deux fleuves prenant leur source dans les hauteurs du Mont Hermon, Israël s’impose sa conquête. Ces trois défis deviennent des atouts dans le cadre d’une nouvelle entité citoyenne de sa région. C’est la possibilité d’une autre relation entre les peuples en présence avec leurs atouts et leurs richesses. Et, c’est l’intention de ce site d’y contribuer, pour une Paix authentique, équitable et durable.

Je n’y crois pas. Comment se fait-il que les israéliens descendants de la Shoah seraient devenus des génocidaires

Dans la foulée de la colonisation accélérée organisée par les Britanniques, la définition même du Foyer National Juif, puis du futur état « état juif pour les juifs » impose le premier défi : la démographie. Depuis, c’est la fuite en avant. Pour y faire face, David Ben Gourion, le fondateur dudit état fait le choix du nettoyage ethnique des territoires sous son contrôle. Le 22 novembre 1948, il dicte le Commandement N° 40, ordonnant « Chassez, Expulsez, Tuez ». Les milices sionistes organisent les massacres dans plus de cinquante localités. Le couple Bronstein de l’organisation Decolonial, en font l’inventaire précis. Dans son film documentaire Tantura, le réalisateur israélien Alon Schwarz présente les nonagénaires auteurs des tueries dans le village éponyme. Ces massacres et la propagande sioniste faite font fuir 800 000 Palestiniens vers l’est en Cisjordanie. Ceux de Yaffa et Haïfa ayant des moyens s’enfuient au Liban ou en Egypte. Les plus démunis dans les villes du sud notamment Ashkelon et Ashdod s’entassent dans des camps sur le territoire de Gaza. C’est à la frontière avec l’Egypte. Les accords de Paix signés à Oslo sont sabotés par l’implantation massive de colons illégaux en Cisjordanie (800 000 en 15 ans). Le territoire de Gaza, une fois libéré des colons sionistes, devient une prison à « ciel ouvert ». L’eau, l’électricité, le réseau internet, le téléphone, le ravitaillement est sous contrôle d’Israël. Le terrorisme dans les villes israéliennes et les soulèvements des Palestiniens se multiplient en Cisjordanie et à Gaza. La répression israélienne est terrible avec une succession d’opérations de plus en plus destructrices (2004-9-14). Pour sa sécurité, Israël construit un mur, multiplie les checkpoints rendant ainsi la vie impossible pour les Palestiniens. Les patrons successifs du Shin Beth ont beau avertir sur l’impasse de la stratégie de colonisation illégale, d’apartheid et de nettoyage ethnique, rien ne change. La fuite en avant se poursuit. L’israélien moyen ne connaît pas le Palestinien sauf dans le filtre de la propagande qui déshumanise le Palestinien. Le 10 octobre 2023, le ministre israélien de la Défense, Yoav Galant, a déclaré que les Palestiniens sont « des animaux humains ». C’est le déclenchement du génocide. En moins de trois semaines, Israël jette 35 000 tonnes de bombe sur Gaza, soit l’équivalent de trois bombes atomique Hiroshima.

LE CONTENU DU LIVRE

L’ouvrage comporte 290 pages avec 110 illustrations en couleur (cartes, courbes, photos).

    

Au début du livre je présente 27 affirmations courantes que je traite à la fin, exemples ci-dessus. Cela permet à chacun de vérifier sa grille de lecture.

Dans la première partie sur quatre, je fais des révélations personnelles et je livre des témoignages d’acteurs directement concernés. Les témoignages de la Diaspora Palestinienne sont présentés à la fin du livre.

Appuyé sur 180 références historiques, sociologiques, économiques, scientifiques, je procède à un diagnostic pour,

  • Décoder le mécanisme millénaire du rejet.

  • Faire l’inventaire des atouts, des ressources et des leviers disponibles.

  • Présenter une démarche de transformation opérationnelle éprouvée « out of the Box ».

LES DEUX PRÉFACIERS

Le 1er préfacier : Anwar Abu Eisheh est un Palestinien, Dr en Droit Civil. Il co rédige le Code Civil Palestinien. Ex-ministre de la Culture de l’Autorité Palestinienne, il initie en 2007 la campagne pour l’inscription réussie d’Hébron au patrimoine mondial de l’Unesco. Aujourd’hui, il anime l’Association d’échanges Culturels Hébron-France.

Le 2nd préfacier : Bernard Hacker, Lillois, est consultant international en dynamique des changements. Son grand-père, juif Roumain s’était réfugié en France en 1914 fuyant les pogroms soviétiques. Trahi par un collègue médecin, il se retrouve dans le convoi #63 pour être gazé à Auschwitz.

LA DISPONIBILITE DU LIVRE

La livraison se fait en moins de trois jours pour une commande passée directement chez le diffuseur : cliquer ici

Pour ceux qui préfèrent leurs canaux habituels, ce livre-outil est disponible chez votre libraire via le diffuseur susmentionnée et sur vos plateformes habituelles (Amazon, Cultura, Decitre, Fnac, Fnac.be, etc.)

Pour les Parisiens et les franciliens, le livre est disponible en rayon à l’Institut du Monde Arabe.

 

QUELLE SUITE AU LIVRE ?

Dans une perspective opérationnelle, suite à l’impression du livre, j’ai publié dix-neuf chroniques sur ce blog, voir en annexe ci-dessous.

Elles contiennent des révélations par les historiens israéliens de la nouvelle génération, des initiatives et des outils complémentaires à ceux du livre. C’est une invitation à se rendre utile en échangeant et en ajustant les approches.

Pour consulter et commenter les chroniques, cliquer ici 

Merci

AP Boulad, auteur du susdit livre-outil

ANNEXE

La liste ci-dessous va de la plus récente à la pplus ancienne.

  1. Gaza, Demande d’arrêt du jumelage Antibes – Eilat

  2. Gaza, La feuille de route pour Isaac Herzog Président d’Israël

  3. Gaza, Eradication des enfants

  4. Gaza, Des questions non posées

  5. Gaza, Déficience constitutive en Israël

  6. Gaza, Le culte de l’impasse du sionisme

  7. Gaza, Le sionisme dans la spirale de l’échec

  8. Gaza, Sionisme – La fascination du pire

  9. Gaza, Le bruit d’une porte … Puis rien.

  10. Gaza, Le port provisoire humanitaire américain, chewing-gum ou Coca Cola ?

  11. Gaza, France … écoute les sept colères de ta jeunesse !

  12. Gaza, Lettre ouverte à Yves Thréard – Le Figaro

  13. Gaza, France … Lève-toi et marche !

  14. Gaza, Quel type de bande a créé la bande de Gaza ?

  15. Gaza, Lettre ouverte au Président de la République – Emmanuel Macron

  16. Gaza, D’un « lieu sans porte », l’ultime libération de Walid Daqqa

  17. Gaza, Les briques fatales du sionisme – Déconstruire pour un nouvel horizon

  18. Gaza, Le choix – Lettre ouverte à Ofer Bronchtein conseiller auprès du Pdt Macron

  19. Gaza, 1956 le constat du général Moshe Dayan

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